Mickey

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Prochainement

- Monstres & Cie (2002)

- Il était une héroïne #6 : Tiana

- Robin des Bois (1973)

- Il était un personnage #11 : Mufasa

- 1001pattes (1998)

- Il était une héroïne #7 : Raiponce

- Hors-série #5 : Spirit, l'étalon des plaines

NB : Le référencement des illustrations est en cours... mais ça risque de prendre un peu de temps !

vendredi 8 juin 2012

La Belle et la Bête (1991)

Il était une fois
Hilary Knight
Une fois n'est pas coutume, ce sont à des dames que nous devons le célèbre conte de La Belle et la Bête. Madame Gabrielle-Suzanne de Villeneuve d'abord puis, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, née en 1711 à Rouen. Celle-ci a écrit plusieurs histoires et même des traités d'éducation mais c'est grâce à ce conte, paru en 1757 - version abrégée de celui de Madame de Villeneuve - que l'on se souvient d'elle aujourd'hui. Madame Leprince de Beaumont y raconte l'histoire d'un riche marchand, père de six enfants dont la fortune va basculer. Parmi ces six enfants, il y a trois fils et trois filles mais c'est surtout aux filles que l'on va s'intéresser et, principalement, à la cadette. Les trois filles sont particulièrement belles mais la cadette, que l'on surnomme la belle enfant, surpasse encore ses sœurs et attire leur jalousie... Une jalousie qui ne fait que s'accroître quand leur père perd sa fortune. On remarque alors chez Belle une bonté de coeur qui n'existe pas chez ses sœurs, malades de ne plus pouvoir acheter étoffes et parures. Belle est présentée comme quelqu'un, qui si elle a reçu la même éducation que ses aînées, de plus intellectuel en cela qu'elle lit beaucoup.
Angela Barrett
Un jour, le père doit s'absenter mais sur le chemin, il se perd dans la forêt et craint de mourir de froid et de faim sans parler des loups qui rodent autour. Voyant de la lumière au loin, il va jusqu'à un château dont il fait son refuge. Il mange et se couche dans une chambre. Au petit matin, il trouve des vêtements propres et secs à mettre mais, ne voyant toujours personne, il attribue cette aide inattendue à une bonne fée. Il est bien loin de la vérité. En partant, il passe devant de magnifiques rosiers et, se souvenant de la demande de sa cadette, cueille une fleur pour la lui ramener. C'est là que le propriétaire des lieux se montre enfin. Une bête immense et repoussante qui le terrorise. La Bête accuse le vieil homme d'ingratitude en le voyant se servir dans ses rosiers après tout ce qu'il a fait pour l'aider et le condamne à mourir. Cependant, quand il apprend que l'homme a des filles, la Bête lui propose un marché : si l'une de ses filles vient de son plein gré au château pour prendre la place de son père, alors il lui pardonnera. Le vieil homme accepte, ne pensant pas alors sacrifier l'une de ses filles mais dire au revoir à ses enfants avant de se livrer au monstre.
Hilary Knight
Mais, quand elle apprend la situation, Belle ne laisse pas le choix à son père et l'accompagne jusqu'au château pour s'y livrer au bon vouloir de la Bête. Dans le château, la Belle trouve des appartements à son nom et trouve du réconfort en pensant qu'elle ne sera peut être pas dévorée en fin de compte ! A sa disposition, il y a des livres en grand nombre ce qui est pour elle le plus grand des bonheurs. Chaque soir à neuf heures, la Bête se montre et se joint à la Belle pendant qu'elle dîne. Et chaque soir, la Bête la demande en mariage. Ne pouvant mentir, la Belle refuse ne pouvant se résoudre à épouser quelqu'un dont elle n'est pas amoureuse. Pourtant, peu à peu, elle voit chez son hôte des qualités qu'elle n'a jamais trouvé chez les hommes qui ont pu la courtiser et elle se rend compte que sa laideur cache un cœur bon et vertueux. Bien qu'elle refuse toujours de l'épouser, la Belle accepte de rester pour toujours aux côtés de la Bête s'il lui permet de retrouver son père pendant une semaine. Elle le sait malade et veut prendre soin de lui. La Bête accepte sa demande et à son réveil, la Belle se trouve dans sa chambre de jeune fille. Là elle retrouve son père et s'expose de nouveau à la jalousie de ses sœurs qui, bien que mariées à des hommes beaux et pleins d'esprit, sont moins heureuses que leur cadette. Ces deux sournoises font alors en sorte d'empêcher la Belle de tenir sa promesse de ne rester qu'une semaine chez son père, espérant déchaîner la colère du monstre qui l'attend. Les deux aînées jouent le désespoir pour convaincre leur jeune sœur de rester et celle-ci promet de rester huit jours de plus.
Cependant, dans son bon coeur, Belle a bien de la peine. Elle craint de ne faire du mal à son ami en ne revenant pas comme promis. Elle décide alors de rentrer tout de même et, pensant à la situation de ses aînées, décide d'épouser la Bête qui s'est montrée si gentille avec elle. Sa laideur, pense-t-elle, n'est pas sa faute et ne devrait pas la priver du bonheur qu'elle mérite. Alors, le lendemain matin, Belle se réveille au château. Elle attend toute la journée avec impatience que vienne le soir et le moment de retrouver sa chère Bête. Mais quand sonnent neuf heures, la Bête ne se montre toujours pas. Belle court dans tout le château, craignant pour la vie de son ami et elle le trouve étendu dans le jardin au bord de l'eau. Accablée de chagrin, la Bête se laisse mourir. La douleur et la peur qu'elle éprouve révèlent à Belle la véritable nature de ses sentiments. Il ne s'agit pas seulement d'amitié mais bien de véritable amour. Dès que la Belle eut confessé son amour, elle ne vit plus à ses côtés une bête mais un homme. Un homme beau et plein d'esprit qui lui révèle qu'il était prisonnier d'un mauvais sort jeté par une méchante fée.
Mercer Mayer
Celle-ci avait fait de lui une bête à l'apparence hideuse derrière laquelle il devrait faire en sorte qu'une belle jeune fille l'aime sans toutefois pouvoir montrer son esprit. Il n'avait alors pour lui que sa bonté d'âme et sa bienveillance. Pour récompenser Belle d'avoir choisi la bonté et la vertu plutôt que la beauté et l'esprit, une fée lui explique qu'elle va épouser une personne chez qui toutes ces qualités sont réunies. La Belle et sa Bête, redevenu prince, peuvent vivre heureux dans leur royaume dont la porte du château est gardée par les deux sœurs transformées en statues, condamnées à être témoins du bonheur de leur cadette jusqu'à ce qu'elles reconnaissent leurs fautes.
Dans la version originale de Madame de Villeneuve, le cas de la Bête en encore différent. Il s'agit d'une œuvre longue pour un conte - plus de cent pages. Dedans, le prince perd son père jeune et sa mère le confie aux bons soins d'une fée. Mais celle-ci n'est pas une bonne fée. Quand le prince atteint l'âge adulte, elle tente de le séduire et c'est quand il se refuse à elle qu'elle le maudit. L'ascendance de Belle y est également différente. Elle est en réalité la fille d'un roi qu'on a confiée au marchand pour remplacer la perte de son propre bébé. Cette version raconte donc d'une part l'histoire de la Belle et la Bête et de leur rencontre et, d'autre part, les origines de chaque personnage.
Made in Disney
Si les studios Disney reprennent l'idée générale qui consiste à démontrer qu'il faut aller au-delà des apparences pour réellement découvrir une personne, ils ont pris bien des libertés par rapport à l'histoire écrite par Mme Leprince de Beaumont. Pour commencer, Belle y est fille unique et son père n'est pas particulièrement riche bien qu'ils vivent confortablement dans leur petite maison. Il n'est pas non plus marchand, mais inventeur, ce qui amène un brin d'originalité que l'on retrouve chez Belle dans le sens qu'elle est bien différente des autres habitants du village qui murmurent sur son passage "Qu'elle est étrange Mlle Belle !" En effet, comme dans le conte, Belle est une jeune fille qui aime lire et que les histoires font rêver. Elle rêve d'amour, d'aventures et, secrètement, de bien plus que son petit village ne peut lui offrir et c'est dans les livres qu'elle trouve satisfaction - pour l'instant...
Puisqu'il n'y a dans le dessin animé pas de sœurs pour jouer les antagonistes, les studios Disney s'en sont créés un en la personne de Gaston. Ce dernier est un jeune-homme très bien bâti, il faut l'avouer, mais aussi très très imbu de sa personne ! C'est à peine s'il sait lire mais qu'importe puisque tous sont en admiration devant ses talents de chasseur, de buveur et j'en passe. Pour résumer, et pour reprendre les mots de Belle, "un analphabète basique et primaire." Gaston s'est mis en tête d'épouser Belle et dans son petit cerveau pompeux, il ne lui vient pas à l'esprit une seule seconde que Belle pourrait refuser car, selon lui, "il n'y a pas une seule femme en ville qui n'envierait pas [sa] situation !" On imagine bien que Gaston ne va pas accepter le refus de Belle et, après l'humiliation qu'elle lui a infligé - à savoir un détour par la mare aux cochons - il compte bien mettre tout en œuvre pour faire d'elle sa femme quoi qu'il lui en coûte !
Comme dans le conte, Maurice, le père de Belle, la quitte quelques temps pour montrer son invention à la foire. Seulement, il se perd en chemin, insistant pour prendre le "raccourci" malgré la réticence du cheval Philibert à emprunter ce sombre sentier. Poursuivi par les loups, Maurice finit par trouver refuge dans un château. Celui-ci n'est n'est ce qu'on fait de plus accueillant en la matière.
Les gargouilles qui ornent les murs se tordent dans des grimaces inhumaines et les colonnes sont soutenues par des statues qui semblent souffrir sous le poids de leur charge. Plus étonnant, le château est habité par des objets qui parlent : une horloge et un chandelier pour commencer ! Mais ces objets enchantés ne sont pas les seuls  à parcourir les couloirs du château. Leur maître est un prince dissimulé dans la peau d'une bête. Il y a là une nette différence avec le conte original dans lequel le prince a été transformé par une vilaine fée. Dans le dessin animé par contre, on nous explique dans un prologue que le jeune prince est cruel et que malgré le fait qu'il ait tout ce qu'il désire, il n'est jamais satisfait. Pour punir ce coeur qui ne connaît pas l'amour, une fée le transforme en bête dans l'espoir qu'il en découvre la valeur.

Une rose est liée au destin du prince et s'il n'a toujours pas appris à aimer et réussi à se faire aimer avant qu'elle ne se soit fanée, alors il restera une bête pour toujours. Persuadé qu'il ne pourra jamais se faire aimer avec cette apparence monstrueuse, le prince se cache derrière une carapace de méchanceté et de cruauté - ce n'est donc pas avec le sourire et les bras grand ouverts qu'il accueille Maurice chez lui. A peine a-t-il mis la main sur lui qu'il le jette dans un cachot. Et c'est dans ce cachot que va le retrouver Belle, complètement gelé. Alors, craignant pour sa santé, elle propose à la Bête de devenir sa prisonnière à la place de son père et c'est ainsi que commence la captivité de la Belle...
Bien que Belle ait promis de rester à jamais prisonnière du château, elle quitte l'endroit le soir même, trop effrayée pour rester. En effet, et bien que les objets enchantés aient prié la Bête de contrôler son caractère, celui-ci a interdit à Belle de se rendre dans l'aile ouest du château alors quand il l'y trouve, sur le point de toucher la rose enchantée, il perd le contrôle de lui-même et Belle s'enfuie. Au galop, elle parcourt la forêt sur le dos de son cheval Philibert quand elle est prise en chasse par une meute de loup. La situation empire quand Philibert se trouve encerclé et se cabre, jetant Belle à terre. Celle-ci fait son possible pour se défendre avec une branche mais elle est sur le point de se faire dévorer quand la Bête arrive à son secours, rugissant sur les loups avec force. Il se bat comme un forcené et la meute fuit quand l'un d'entre eux tombe inanimé après avoir heurté un arbre. Blessé la Bête s'écroule et Belle semble d'abord envisager de le laisser là mais sa conscience le lui interdit, elle le ramène donc au château pour panser ses plaies.
Cette scène marque le début d'une amitié. A partir de ce moment, elle n'est plus tout à fait sa prisonnière, plutôt une invitée. La Bête laisse son coeur s'ouvrir à la gentillesse de Belle et décide de "faire quelque chose pour elle." Lumière a alors une idée brillante...
Puisque Belle aime tant les livres, la Bête lui offre sa bibliothèque, et quelle bibliothèque ! Des étagères entières remplies de livres comme des tours qui grimpent jusqu'au plafond - des cascades, des nuées, des océans de romans, Lumière et Big Ben ne tarissent pas de qualificatifs ! Ils ont vu juste, rien n'aurait pu lui faire plus plaisir et c'est ainsi que la Belle et la Bête se rapprochent chaque jour de plus en plus. 



Ils partagent leurs repas, lisent ensemble et se promènent dans le parc. Belle voient ses sentiments évoluer et s'attendrit devant l'image de la Bête couvert de moineaux ! Lors du bal, elle se blottit contre lui, il est son ami, son foyer et pourtant, son père lui manque...
Quand il le comprend, la Bête montre à Belle le miroir qui lui permet de voir le monde.
Belle demande à voir son père et le miroir le lui montre dans la forêt, malade et affaibli. Belle craint pour sa vie alors la Bête, malgré un coup d’œil à sa rose enchantée toujours plus nue, la relâche et l'autorise à partir le retrouver. Belle le remercie et lui promet de revenir, ce qu'elle aurait fait non sans mal s'il n'y avait eu Gaston... Celui-ci arrive avec tout le village pour faire interner Maurice dans l'espoir de convaincre Belle de l'épouser. Cependant, grâce au miroir, Belle peut prouver que la Bête existe et que son père n'est pas fou. Gaston veut alors ajouter "le monstre" à ses trophées de chasse mais quand Belle s'exclame : "Ce n'est pas lui le monstre Gaston ! C'est toi !" l'abruti qu'il est comprend tout de même que Belle éprouve des sentiments forts pour la Bête alors il en fait une affaire personnelle et marche sur le château avec les hommes du village. Le duel peut commencer et, inévitablement, la pluie se met à tomber, le tonnerre à gronder alors que les deux "soupirants" s'affrontent. La supériorité physique de la Bête ne fait aucun doute mais Gaston n'en est pas à sa première sournoiserie et le poignarde dans le dos - ce sera par contre sa dernière car il perd l'équilibre et tombe dans le vide. 
La Belle et la Bête peuvent alors se retrouver mais après un court échange et le très touchant "Au moins, je t'aurais revue une dernière fois", la Bête perd connaissance, apparemment sans vie. C'est là que Belle, désespérée par cette perte, prend pleinement conscience de ses sentiments qu'elle soupire alors sur le corps inerte de la Bête. Alors, des éclats de lumière jaillissent et la Bête est soulevé dans les airs et la transformation commence. Quand il est reposé au sol, ce n'est plus la Bête qui se trouve là mais un jeune homme. Il se réveille, surpris de retrouver son corps et alors il se tourne vers Belle. Il sait qu'elle l'aime ou la malédiction n'aurait pu prendre fin. D'abord sur la défensive, Belle reconnaît celui qu'elle aime en plongeant dans son regard bleu. Le château redevient lumineux, les objets enchantés redeviennent humains et tous peuvent enfin vivre heureux.




Ne pas se fier aux apparences
De tous les dessins animés de Walt Disney, celui-ci est sans doute mon préféré. Et, s'il a pris des chemins assez différents de ceux empruntés par le conte original, les studios Disney ont réussi avec ce long-métrage un tour de force. Les choix qui ont été faits ont fait de ce dessin animé ce qu'il est, un chef d’œuvre de Walt Disney. Garder les deux sœurs de Belle aurait été répétitif par rapport à Cendrillon, sorti en 1950. A la place ils choisissent de mettre en scène Gaston qui, en plus de jouer le rôle de l'antagoniste, offre un contraste saisissant avec la Bête. Comme le dit Belle : "Ce n'est pas lui le monstre, Gaston ! C'est toi !" Et en effet, si Gaston est beau, il est tellement mauvais à l'intérieur et insipide qu'il paraît très vite laid alors que la Bête sous ses dehors monstrueux se révèle être doux et plein de tendresse et donc beau. A tel point qu'on aurait une fâcheuse tendance à préférer la Bête au prince !
Les personnages secondaires apportent une touche de comique bienvenue au film. Que ce soit le chandelier Lumière, l'horloge Big Ben, la théière Mrs Samovar ou son fils, la tasse Zip, tous ont leur moment de gloire - les chamailleries de Big Ben et Lumière sont bien connues ainsi que la bravoure de Zip et sa manie de faire mousser le thé ! Quant à Mrs Samovar, elle interprète la chanson titre du dessin animé "Histoire éternelle".
Et, cela s'entend dans le titre, Belle comme la Bête sont protagonistes l'un au même titre que l'autre. Et, en effet, la Bête est l'un des personnages les plus intéressants des œuvres Disney. Il est profond, torturé mais on décèle en lui une douceur et une mélancolie très touchantes. Et, pour une fois, c'est la jeune fille qui sauve le prince de sa malédiction.
De plus, l'histoire de La Belle et la Bête est peut être pour moi celle qui représente l'amour sous sa forme la plus pure car Belle accepte de faire fi des apparences pour apprendre à connaître et à aimer la Bête profondément. Les personnages se sont peu à peu découverts et aimés, faisant de leurs sentiments quelque chose de palpable, de vrai et qui peut sembler plus réel qu'un amour né d'une simple rencontre comme dans Blanche Neige et les Sept Nains, Cendrillon ou encore  La Belle au Bois Dormant même si cela fait rêver !



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dimanche 20 mai 2012

La Petite Sirène (1989)


Il était une fois
Ce conte là ne nous vient pas des frères Grimm ou de Charles Perrault mais de Hans Christian Andersen. Il a été publié en 1876 sous le titre La petite sirène et parfois La petite ondine. Ce conte raconte l'histoire d'une princesse des mers. Une belle jeune fille qui possède, à la place des jambes, une queue de poisson - une sirène. Elle est la plus jeune fille du roi des mers et aussi la plus curieuse. Ce qu'elle désire par dessus tout, c'est voir le monde d'en haut, le monde des hommes. La loi autorise les sirènes à aller à la surface seulement à partir du jour où elles ont quinze ans. La petite sirène voit donc toutes ses sœurs s'y rendre avant elle et doit se contenter de leurs compte-rendus en attendant son heure.
Enfin, le jour tant attendu est là et la petite sirène nage jusqu'à la surface. Elle découvre un monde bien différent de tout ce qu'elle connaît et notamment des feux d'artifices. Ceux-là sont tirés d'un bateau sur lequel un jeune prince fête ses seize ans. Mais, une tempête se lève et la petite sirène n'a d'autre choix que de porter secours au prince. Elle le ramène jusqu'au rivage et reste longtemps à ses côtés. Quand il se réveille elle s'éclipse, la tête remplie de questions. Alors elle demande à sa grand-mère si les hommes vivent éternellement comme les sirènes s'ils ne se noient pas. Sa grand-mère lui explique que les sirènes ne vivent pas éternellement mais qu'elles vivent bien plus longtemps que les hommes. La seule différence, ajoute-t-elle, est que si les sirènes se transforment en écume à leur mort, les hommes eux ont une âme éternelle qui leur offre une autre vie après la mort. Très intéressée, la petite sirène désire elle aussi avoir une âme immortelle. C'est alors qu'elle s'en va trouver la sorcière des mers. Celle-ci lui explique qu'elle peut la doter d'une âme immortelle en la faisant devenir humaine. Si son prince l'aime et l'épouse alors la petite sirène aura gagner son âme immortelle. Seulement, il y a un prix à payer. En échange de jambes, la sorcière réclame la voix de la jeune princesse. Dans le même temps, elle la met en garde... D'abord, la transformation sera douloureuse et chaque pas sera une souffrance. Ensuite, si elle échoue alors elle deviendra écume. Le marché passé, la sorcière prend son dû et coupe la langue de la petite sirène qui devient muette.
Devenue humaine, la petite sirène est recueillie par le prince. Mais, malgré tous ses efforts, il l'aime d'un amour fraternel seulement et se languit de celle qui, il le croit, l'a sauvé alors même qu'il est fiancé à la fille du roi voisin. Quand il la rencontre, il reconnaît la jeune fille qu'il recherche et, heureux, décide de l'épouser. La petite sirène est désespérée mais ses sœurs lui viennent en aide. La sorcière des mers leur a donné un couteau avec lequel elle doit tuer le prince afin de retrouver sa queue de poisson et retourner à sa vie de sirène. Incapable d'un tel geste, la petite sirène jette le couteau à l'eau et plonge à sa suite avant de se transformer en écume. Être écume n'est pas comme la petite sirène l'imaginait. Elle se sent légère, très légère et demande où elle se trouve. On lui répond qu'elle se trouve parmi les filles de l'air. Elles non plus, lui disent-elles, n'ont pas une âme immortelle. Mais, elles peuvent en gagner une après trois cent ans de bonnes actions. C'est ainsi qu'après trois siècles, la petite sirène obtint après maints efforts ce qu'elle avait souhaité.

Made in Disney
Les studios Disney ne nous racontent pas tout à fait la même histoire... Tout d'abord, notre petite sirène a un nom, Ariel et elle a un ami proche, un poisson jaune à rayures bleues qu'on appelle Polochon. Son père, le roi Triton, la fait surveiller par son fidèle Sébastien, un crabe chef d'orchestre. Dans la version de Disney, il est interdit à tous de se rendre à la surface. Pour le roi, les humains sont des barbares parce qu'ils mangent du poisson. Trop curieuse, Ariel a depuis longtemps l'habitude de monter voir ce qui se passe au dessus des vagues. Et un jour, elle voit un bateau - le bateau du prince Éric. Comme dans le conte, une tempête se lève et Ariel sauve le prince. Elle est tombée amoureuse au premier regard... De retour sous l'eau, elle est devenue rêveuse et passe la plupart de son temps dans la cachette où elle range tous ses trésors. Là se trouve aussi la statue du prince qui a coulé. Son père la surprend alors à la contempler et, pour lui donner une leçon, détruit la statue et tout les trésors humains qu'Ariel a récolté au fil des années. Folle de chagrin, Ariel se rend chez Ursula, la sorcière des mers. Elle veut des jambes pour aller vivre sur Terre et partager la vie de son prince. En échange de sa voix, la sorcière change sa queue de poisson en jambes et lui donne trois jours. Trois jours avant la fin desquels son prince devra l'avoir embrassée d'un véritable baiser d'amour qui la changera en humaine pour toujours. Si elle échoue, alors la princesse lui appartiendra à jamais. Car la sorcière a un plan derrière la tête et une cible bien précise - la couronne.
Munie de ses jambes, Ariel est recueillie par Éric qui lui offre le gîte et le couvert.
Lorsqu'il la voit, il pense reconnaître la jeune fille à la voix de cristal qui l'a sauvé. Alors, quand il comprend qu'elle ne peut parler, il abandonne cette idée au grand désespoir d'Ariel. Néanmoins les deux jeunes gens se rapprochent et Éric semble sous le charme. Voyant que les évènements se précisent, la sorcière intervient pour empêcher un baiser. Et, comme ils sont passés trop prêts de la catastrophe à son goût, elle métamorphose son apparence de grosse pieuvre en celle d'une jeune fille et porte à son cou le coquillage dans lequel est enfermée la voix d'Ariel. Ainsi parée, elle hypnotise Éric qui souhaite l'épouser au plus vite. Ariel et ses amis font tout pour interrompre le mariage et quand finalement la vérité est révélée et qu'Ariel retrouve sa voix ... il est trop tard. Elle redevient sirène et Ursula l'emmène au fond de l'océan. Bien décidé à ne pas la perdre une seconde fois, Éric nage à son secours et tout deux parviennent à mettre fin au tout jeune règne de la sorcière.
Comprenant que sa fille aime sincèrement Éric et son monde, le roi Triton lui offre de nouvelles jambes et Ariel peut rejoindre son prince sur la plage avant de l'épouser et de dire au revoir au monde sous-marin pour une vie humaine.

Entre air et eau
Pas question de douleurs ou de dissolution en écume chez Disney. La princesse ne veut pas une âme immortelle mais vivre sur Terre : "Un jour viendra, je partirai, je partirai sans aucun regret. Vivre sur Terre, loin de la mer, partir là-bas".
Pas question non plus que le prince en épouse une autre si les studios veulent rester fidèle à leur schéma "Et ils vécurent heureux pour toujours" ! Ainsi donc, la version de Disney s'avère bien différente de celle d'Andersen. Et, et c'est bien là la mission que les studios se sont fixés, le dessin animé parvient à faire rêver les enfants - et les plus grands ! Tout d'abord en leur dépeignant un magnifique monde aquatique et en suggérant que quand l'amour est vrai, tout est possible.

mercredi 2 mai 2012

La Belle au Bois Dormant (1959)

Il était une fois
Encore une fois, les versions de ce conte les plus connues sont celles de Charles Perrault (1697) et des frères Grimm (1812). Des versions plus anciennes sont retrouvées ici et là mais ne sont pas destinées aux enfants comme peuvent l'être celles de Perrault et des Grimm. En effet, Le soleil, la lune et Thalie de l'italien Basile est d'un registre différent qui n'a pas réellement sa place ici, c'est pourquoi je ne l'évoquerai pas.
Si les versions de Perrault et des Grimm, malgré quelques écarts, sont très proches, on trouve de grandes différences en ce qui concerne la fin de l'histoire puisque la version de Perrault se poursuit après le mariage du prince et de la princesse. De la même façon dans les deux contes, et à la manière de Blanche Neige et de Raiponce, l'histoire commence avant la naissance de la princesse. Ses parents, un roi et une reine, désespère d'avoir un jour un enfant. Mais un jour - chez les Grimm, après la prédiction d'une grenouille - la reine tombe enceinte pour finalement donner naissance à une ravissante petite fille. Telle est la joie des parents qu'ils organisent une grande fête pour le baptême de leur enfant. Ils y convient maintes personnes, dont des fées qui devront faire des dons à leur petite fille. Chez Perrault, elles sont au nombre de sept et une huitième s'invite - celle qui condamne la princesse à se piquer le doigt sur une quenouille. Alors, la septième fée qui s'était cachée pour faire son don après la mauvaise fée atténue le maléfice. La princesse ne mourra pas de sa piqure mais tombera dans un profond sommeil de cent ans au terme duquel elle sera réveillée par la venue d'un fils de roi. On retrouve presque le même schéma chez les Grimm, si ce n'est qu'il y a treize fée dont une qui est volontairement laissée de côté par manque de couverts en or. Mais, de même, cette fée maudit la princesse et son sortilège est adouci par la dernière fée qui doit faire un don. Là encore, la princesse dormira cent ans avant d'être éveillée par un prince.
Pour prévenir un tel drame, le roi fait brûler toutes les quenouilles, tous les fuseaux de son royaume sous peine de mort pour celui qui n'obéirait pas. Mais une malédiction ne peut être empêchée si aisément... Alors qu'elle a quinze ans, la jeune princesse se promène dans le château et monte tout en haut d'une tour où elle trouve une vieille dame en train de filer. Ne connaissant pas cet objet, la princesse s'approche et touche le fuseau, tombant instantanément dans un profond sommeil. Chez Perrault, la bonne fée intervient alors pour endormir le reste du château, hormis le roi et la reine, et fait pousser tout autour un épaisse forêt de ronces pour protéger la princesse endormie. Chez les Grimm, le château s'endort avec la princesse sans nouvelle intervention de la fée. Et, de même, une forêt de ronces entoure alors le château où la princesse et sa cour devront dormir cent ans. Le bruit court qu'une belle princesse endormie se trouve dans ce château et bien des princes tentent d'aller la voir et se retrouvent pris au piège des ronces avant de mourir dans d'atroces souffrances.
Puis, après qu'un siècle se fut écoulé, un prince qui chasse près du château se demande ce que sont ces tours qu'il voit au loin. on lui explique alors qu'une légende fait mention d'une belle princesse endormie dans ce château. Le prince décide alors de s'y rendre et comme il est temps pour la princesse de se réveiller, les ronces s'écartent sur son passage et se referment derrière lui. Le prince trouve bien tout le château endormi et monte jusqu'à la chambre où se trouve la princesse. Il est instantanément épris d'elle et elle se réveille, amoureuse elle aussi après les nombreux rêves qu'elle a fait durant son long sommeil. Dans le conte des Grimm le prince la réveille d'un baiser et ils se marient et vivent heureux à jamais mais pour Charles Perrault, l'histoire ne s'arrête pas là...
Pendant deux ans après leur mariage, le prince va toujours voir sa femme en cachette et il lui donne deux beaux enfants : une fille, l'Aurore, puis un garçon, le Jour. Si le prince choisit de garder sa famille secrète c'est parce que sa propre mère est une ogresse et l'on murmure de telles choses sur elle et son appétit qu'il a peur pour ses enfants. Cependant, après deux ans, son père le roi meurt et, prenant alors sa place, il amène officiellement sa famille dans son palais. Ceci ne surprend pas l'ogresse qui soupçonnait quelque chose à force de le voir découcher plusieurs nuits d'affilées. Mais, un jour que le roi part en guerre contre l'empire voisin, la reine ogresse emmène sa belle-fille et ses petits enfants dans une maison dans la forêt. Là-bas, elle demande un soir à son maître d'hôtel de lui servir la petite Aurore à dîner. N'ayant pas le cœur à la tuer, le maître d'hôtel lui sert à la place un agneau. Quand quelques jours plus tard, elle demande à manger le petit Jour, le maître d'hôtel lui sert un chevreau. Enfin, elle demande à manger sa belle-fille et le maître d'hôtel lui sert alors une biche. L'ogresse invente un scénario à raconter à son fils pour expliquer la disparition de sa femme et de ses enfants quand elle les entend parler. Comprenant qu'on s'est joué d'elle, elle demande à ce qu'on amène dans la cour du château une grande cuve dans laquelle on mettra des serpents avant d'y jeter la reine, ses deux enfants ainsi que ceux qui ont voulu la tromper. Mais, le roi rentre alors de guerre et demande à ce qu'on lui explique ce que tout cela signifie. La reine ogresse se jette alors elle-même dans la cuve et est dévorée par les serpents qu'elle y avait mis.

Made in Disney
On se doute bien que Disney va prendre le parti des Grimm et clore le conte après le mariage mais, ce n'est pas tout ce qui caractérise cette adaptation. Disney fait d'autres choix - par exemple, celui de ne représenter que trois fées, auxquelles sont donnés les noms de Flora, Pâquerette et Pimprenelle pour bénir la princesse de leurs dons et une quatrième, Maléfique, qui jette la malédiction sur la princesse. D'ailleurs, Disney fait aussi le choix de nommer la princesse Aurore alors que dans le conte, c'est sa fille qui porte ce nom. Le même choix avait été fait pour le ballet de Tchaïkovski et celui-ci y est bien présent puisqu'une bonne partie de la musique composée pour le ballet rythme le dessin animé. La Belle au Bois Dormant de Disney diffère des contes dont il est issu plus que Blanche Neige  ou Cendrillon ne le font. En effet, si le prologue montrant les dons des fées et la malédiction de Maléfique est assez proche des contes, il diffère tout de même par le fait que le prince est introduit dès le début de l'histoire. En effet, on nous présente le jeune prince Philippe comme le fiancé de la princesse Aurore encore dans son berceau, les deux rois ayant fait cet arrangement pour allier leur royaume.
Plus de libertés sont prises encore par la suite puisque après la malédiction jetée par Maléfique, les trois fées proposent au roi et à la reine d'emmener la petite Aurore dans la forêt pour la protéger de Maléfique. Les souverains acceptent et les trois fées abandonnent leur baguette et leurs ailes pour élever la princesse comme de simples paysannes. Seize années s'écoulent et Aurore, comme prédit par les dons des fées, devient une belle jeune fille à la voix de rossignol. L'histoire reprend donc dans la forêt, le jour des seize ans d'Aurore. Celle-ci ignore tout de son identité et appellent les fées "ses tantes".
Afin de lui confectionner gâteau et cadeau pour son anniversaire, Flora, Pâquerette et Pimprenelle l'envoie chercher des mûres dans la forêt, tout en lui recommandant de ne pas parler aux inconnus. Les trois fées, après s'être rendues compte de leur inefficacité, décident de ressortir leur baguette afin que tout soit prêt pour le retour d'Aurore.

Dans le même temps, nous voyons Maléfique dans son château sur la montagne interdite folle de rage de voir que la princesse n'a toujours pas été retrouvée par ses sbires. Elle envoie son fidèle corbeau en reconnaissance et, survolant la forêt, celui-ci est interpellé par des jets de lumières bleu et rose. Flora et Pimprenelle se battent quant à la couleur de la robe qu'elles vont offrir à Aurore.
Dans la forêt, Aurore se promène et rêve éveillée au prince qu'elle voie dans ses rêves - "Un prince qui est grand, et jeune, et beau ! Et si romantique..."
Elle raconte son rêve à ses petits confidents - les animaux de la forêt. Attendris, ceux-ci volent les bottes, la cape et le chapeau d'un prince qui sèchent non loin de là et reviennent habillés de la sorte pour faire danser Aurore.
Mais le prince les a suivis et, tombant sous le charme de la jeune fille, prend la place des animaux pour conduire Aurore et l'accompagner au chant. Prenant peur, celle-ci s'enfuit. Le jeune homme comprend qu'on lui a défendu de parler aux inconnus mais il lui fait remarquer qu'ils se connaissent puisqu'ils se sont rencontrés au beau milieu d'un rêve ! Après une valse sur cette célèbre chanson, Aurore quitte le prince pour rentrer chez ses tantes et lui demandent de venir la voir le soir même à la petite maison.
Mais, quand elle rentre, une robe de princesse l'attend et son bonheur est vite gâché quand les trois fées lui révèlent sa véritable identité et le fait qu'elle est déjà fiancée au prince Philippe. Ce qu'Aurore ignore c'est que le prince Philippe n'est autre que le jeune homme qu'elle a rencontré dans les bois. Alors, elle retourne dans le château de ses parents la tête basse, désespérée par la perte de son amour. Philippe lui se rend comme convenu à la petite maison dans les bois pour y retrouver Aurore mais il est accueilli par Maléfique, mise au courant par son corbeau de malheur. Elle le fait prisonnier et l'enferme dans son donjon avant d'aller s'occuper du bon fonctionnement de sa malédiction. Hypnotisant Aurore, elle l'attire dans une pièce reculée du château où apparaît une quenouille sur laquelle la princesse se pique avant de tomber dans un profond sommeil.

Les fées endorment alors tout le château et l'une d'elle, en entendant les rois parler, comprend que l'amour de sa protégée et le prince Philippe ne sont qu'une seule et même personne. Elles vont alors tout faire pour secourir le prince des griffes de Maléfique afin qu'il puisse réveiller la princesse endormie.
Philippe va devoir affronter la magie de Maléfique pour réussir et il sera aider dans sa tâche d'une épée et d'un bouclier offert par les trois bonnes fées. Celles-ci l'escorte jusqu'au château de la princesse mais Maléfique plante alors autour une forêt de ronces acérées pour lui barrer la route. Philippe coupe, tranche les troncs et il est presque arrivé quand Maléfique se transforme en dragon et met le feu aux branches. Pris au piège, Philippe est aidé par Flora qui enchante l'épée pour qu'elle frappe Maléfique au cœur et pour que le bien triomphe du mal. Alors quand Philippe lance l'épée, celle-ci s'enfonce dans la poitrine du dragon et la forêt de ronces disparaît pour laisser passer le prince. Il trouve sa princesse endormie tout en haut d'une tour et la réveille d'un baiser avant de la ramener à ses parents qui ne l'ont pas vue depuis seize ans. Ils peuvent alors reprendre leur valse et vivre heureux pour toujours.
Un conte bien réveillé
Aurore est une princesse attachante et, à la voir parcourir la forêt pieds nus en parlant avec des petits animaux pour ramasser des baies, on aurait nous aussi envie de vivre dans cette petite maison dissimulée dans les bois.
Face à elle, Philippe est un prince qui, s'il n'est pas très loquace, est plus actif que ses prédécesseurs de Blanche Neige et de Cendrillon - et, il a un nom ! Il se bat pour sauver Aurore et a un vrai rôle dans l'histoire pas comme le Prince Charmant de Blanche Neige qui n'apparaît qu'au début de l'histoire pour tomber amoureux et à la fin pour réveiller sa princesse. Ou pire encore, comme le prince de Cendrillon qui n'apparaît qu'au bal et ne se déplace même pas pour faire essayer la pantoufle aux jeunes filles du royaume. Il attend dans son palais qu'on lui apporte sa promise !
Il ne faut pas oublier que La Belle au Bois Dormant, si ce n'est pas de beaucoup, est plus jeune que Blanche Neige et les Sept Nains et même que Cendrillon mais c'est bien lui qui marque un tournant dans la représentation des princes dans les dessins animés de Disney puisque à partir de ce moment, ils auront un rôle à part entière dans l'histoire, comme ce sera le cas de Éric dans La Petite Sirène ou encore de la Bête dans La Belle et la Bête.
Quoi qu'il en soit, La Belle au Bois Dormant, est un dessin animé très plaisant à regarder, que ce soit pour ses dessins très stylisés ou encore pour la grande qualité de sa musique de ballet - essentiel pour un dessin animé qui tourne autour d'une valse !