Ce long-métrage réalisé avec la technique de la stop motion, ou image par image, date de 2005. Il s'agit du premier film réalisé avec cette technique par Tim Burton depuis l’Étrange Noël de Monsieur Jack (1993). Il s'inspire d'un conte populaire juif d'Europe de l'est "la Mariée Morte" ou "la Morte Fiancée".
Deux fiancées pour Victor


Cependant, la maladresse de Victor fait de tels ravages lors de la répétition du mariage qu'il prend la fuite pour répéter ses vœux... dans la forêt... à la nuit tombée... entouré des arbres nus de l'hiver... ornés de corbeaux.
Dans l'euphorie de les avoir enfin prononcés correctement, il va jusqu'au bout en passant l'alliance à une branche qui sort du sol. Seulement, celle-ci se referme sur son bras et le cadavre d'une mariée sort de terre. Pour celle-ci, ils sont maintenant mari et femme et elle l'entraîne avec elle dans le monde des défunts.
Mais Victor, lui, ne peut en rester là et met tout en œuvre pour retourner à la surface, où Victoria l'attend.


Des vivants et des morts
Vous l'aurez compris, les Noces funèbres est divisé entre deux mondes : celui des vivants et celui des morts, qui se rencontrent avec le mariage d'Emily et Victor qui donne son titre au long-métrage. Si les deux mondes sont aussi différents qu'on peut l'imaginer, ils ne le sont pas de la façon qu'on l'aurait pensé.
Avec Tim Burton aux commandes, tout est chamboulé et le monde des vivants est gris et celui des morts plein de couleurs. On y chante de façon jazzy mais attention, ce n'est pas le paradis mais plutôt un purgatoire et les morts semblent envieux des vivants malgré l'apparence morne de leur existence. Ainsi, tous retournent parmi les vivants pour célébrer l'union d'Emily et Victor par le poison.
Un petit garçon retrouve son grand-père, une femme son époux, comme Victor avait retrouvé son chien.
Mais tout va basculer lors du mariage. Quand Emily décide de se retirer pour laisser Victor retrouver Victoria et vivre, l'intrus qui avait réussi à se recommander comme époux pour leur fille auprès des parents de Victoria révèle sa véritable nature : un assassin. Il essaye de tuer Victor dans un duel à l'épée et il n'a pas fait qu'essayer puisque s'interposant pour protéger Victor, prenant le coup à sa place, Emily révèle l'étranger comme celui qui l'avait assassinée pour voler l'argent qu'elle avait emmené pour fuir avec lui.
Ce dernier boit à sa santé et jusqu'à la dernière goutte de poison, passant de la vie à la mort sous les yeux de tous. Il est maintenant à la merci de tous les amis d'Emily qui l'emmènent dans le monde des morts pour lui faire vivre un enfer.
Quant à Emily libérée de son fardeau, nous la voyons se transformer en centaines de papillons très poétiquement sous la lumière de la lune qu'elle chérit tant.

Un petit garçon retrouve son grand-père, une femme son époux, comme Victor avait retrouvé son chien.

Ce dernier boit à sa santé et jusqu'à la dernière goutte de poison, passant de la vie à la mort sous les yeux de tous. Il est maintenant à la merci de tous les amis d'Emily qui l'emmènent dans le monde des morts pour lui faire vivre un enfer.
Le saviez-vous ?
Les visages des marionnettes ont été équipés de précis petits mécanismes afin de pouvoir faire transparaître les émotions des personnages de façon plus subtile. Mais pour moi l'âme du film vient surtout de la musique. Comme Johnny Depp est un habitué des films de Tim Burton, le compositeur Danny Elfman a signé presque toutes les bandes son du réalisateur. Burton a même déclaré que tous deux n'ont plus besoin de parler de la musique ensemble car ils sont sur la même longueur d'onde ! Elfman interprète également Bonejangles, le squelette au chapeau melon.