Mickey

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Prochainement

- Monstres & Cie (2002)

- Il était une héroïne #6 : Tiana

- Robin des Bois (1973)

- Il était un personnage #11 : Mufasa

- 1001pattes (1998)

- Il était une héroïne #7 : Raiponce

- Hors-série #5 : Spirit, l'étalon des plaines

NB : Le référencement des illustrations est en cours... mais ça risque de prendre un peu de temps !

lundi 12 octobre 2015

Toy Story (1995)


Il était une fois... les jouets
Qui n'a jamais imaginé que ses jouets étaient vivants ? Qu'ils attendaient simplement que vous ayez le dos tourné pour prendre vie ? N'avez-vous jamais essayé de les surprendre avant qu'ils ne retrouvent une forme inerte ? Ne leur avez-vous jamais parlé, imaginant qu'ils pouvaient vous comprendre ? Les jouets peuvent avoir une telle importance dans la vie d'un enfant, ils sont ses compagnons -ils peuvent être inséparables. Avec Toy Story, les animateurs des studios Pixar avouent sans complexe leurs fantasmes d'enfants ! Si Toy Story  est le premier long-métrage des studios, ces derniers ne sont pas étrangers aux courts. Et c'est l'un d'eux, Tin Toy (1988), qui attire l'attention des studios Disney. Tin Toy est l'histoire d'un jouet qui cherche à échapper à un bébé destructeur ! Cela rappelle effectivement des éléments de Toy Story à venir... la petite sœur d'Andy qui machouille M. Patate, qui se plaint alors du fait que son emballage précise pourtant bien qu'il n'est pas fait pour des enfants si jeunes... et je ne parle même pas de Sid qui, s'il n'est plus un bébé, est passé maître dans le sadisme à l'égard des jouets ! A l'époque, Pixar appartient à Steve Jobs, patron d'Apple, qui s'associe avec Disney qui doit assurer la distribution du projet commandé et qui deviendra Toy Story. Le succès sera au rendez-vous, tant critique que public, pour ce premier long-métrage d'animation assistée par ordinateur et signe le début d'une collaboration qui dure encore aujourd'hui, Pixar appartenant maintenant à Disney. Toy Story fut même nommé pour trois Oscars : meilleur scénario original, meilleure bande originale et meilleure chanson originale. Le réalisateur John Lasseter reçoit quant à lui un Oscar pour contribution spéciale "for his inspired leadership of the Pixar Toy Story team, resulting in the first feature-length computer-animated film." Film qui signe également le début d'une saga qui se poursuit avec Toy Story 2 (1999), Toy Story 3 (2010) et un quatrième opus prévu pour 2018. Les jouets ont encore de beaux jours devant eux !

Made in Disney... by Pixar
La chambre d'Andy... des murs bleu ciel décorés de dodus nuages blanc, c'est le théâtre des événements de Toy Story, du moins jusqu'à ce que survienne le drame ! La vie des jouets d'Andy est bien rodée. Dès qu'Andy ferme la porte de sa chambre derrière lui, tous se relèvent pour vaquer à leurs occupations -et elles sont nombreuses ! Il  faut se trouver un partenaire de voyage en vue du déménagement et, surtout, aujourd'hui Andy fête son anniversaire... et il pourrait recevoir de nouveaux jouets, ce qui inquiète tous les habitants de la chambre d'Andy -hormis M. Patate qui espère une Mme Patate !
Le bataillon du seau de petits soldats est envoyé en mission de reconnaissance et ne rapporte rien d'alarmant jusqu'à ce que Maman ne sorte une paquet surprise du placard... Et là, c'est le drame. Le ranger de l'espace, Buzz l'éclair, prend possession du territoire de Woody, jusque là le jouet préféré d'Andy. Woody souffre d'un petit complexe d'infériorité face à ce nouveau jouet plein de gadgets quand lui n'est équipé que d'une ficelle pour le faire parler. Et Woody, a raison de s'en faire car bientôt, l'univers spatial de Buzz remplace l'univers western qui régnait jusqu'alors dans la chambre. En plus de cela, Woody perd peu à peu l'attention des autres jouets, émerveillés devant le nouveau venu qui se prend pour un véritable ranger de l'espace !

Alors, un jour, un cas de conscience se présente à Woody. Maman emmène Andy et Molly au restaurant Pizza Planet et ne l'autorise à emmener qu'un seul jouet. Terrifié à l'idée qu'Andy ne lui préfère Buzz, Woody élabore un plan pour faire tomber Buzz derrière le bureau mais tout dégénère quand Buzz passe carrément par la fenêtre ! Puisqu'il ne trouve pas Buzz, Andy emmène Woody, visiblement à contrecœur. Mais Buzz n'a pas dit son dernier mot et s'infiltre dans la voiture au soulagement de Woody. Cependant, tous deux tombent de la voiture lors de leur confrontation et sont laissés sur le parking de la station essence.
Bien qu'ils arrivent à rejoindre le restaurant grâce à une camionnette de livraison Pizza Planet, il tombe dans les filets de Sid, l'horrible voisin d'Andy, avant de pouvoir rejoindre leur famille. Woody qui connaît le sadisme de Sid pour l'avoir vu maintes fois à l’œuvre depuis la fenêtre est terrorisé en réalisant qu'ils se dirigent dans la chambre de l'adolescent. A l'intérieur, un groupe de jouets défigurés les accueille. Les têtes des uns sont greffés sur les corps des autres -Sid joue les Frankenstein...
Mais, le déménagement approche et ils ne peuvent rester là ! Alors, Woody et Buzz tentent de s'évader. Cependant, Buzz découvre avec horreur une publicité dont il est la vedette et voit un rayonnage entier de Buzz -c'était vrai, il n'est qu'un jouet. Et, comme pour se le prouver, il s'élance vers la fenêtre toutes ailes dehors et chute, se démontant le bras. Après cet épisode, c'est retour à la case départ : la chambre de Sid. Buzz fait une petite dépression, dépossédé qu'il est de son statut de ranger de l'espace. Ainsi, malgré toutes les tentatives de Woody, toute motivation l'a quitté pour fuir la maison de Sid car pour lui : Sid, Andy, "quelle différence ?" Toujours persuadés de la trahison de Woody qui aurait poussé Buzz par la fenêtre, les jouets d'Andy refusent de lui venir en aide et ce n'est pas en leur montrant le bras désarticulé de Buzz qu'il réussit à s'attirer leur compassion ! Non, c'est officiel, Woody ne pourra compter que sur lui-même et il va devoir agir vite car Buzz est scotché à une fusée et, si la pluie lui permet de gagner du temps, le lancement est prévu pour le lendemain matin -jour du déménagement.
Grâce à un plan infaillible et l'aide des jouets mutilés de Sid, ainsi qu'un soupçon de contournement des règles, Woody réussit à les sauver tous. Terrorisé après avoir entendu ses jouets lui parler et les avoir vus se mobiliser contre lui, Sid devient paranoïaque et il y a fort à parier que les jouets de sa maison seront dorénavant tranquilles et libérés de sa chambre pour toujours ! Reste encore un défi à relever pour Woody et Buzz. Le camion de déménagement a déjà pris la route, à la suite d'Andy et de sa famille et ils doivent les rattraper s'ils ne veulent pas être définitivement perdus. Ils ne sont pas aidés car les jouets d'Andy ne sont toujours pas coopératifs ! Ils sont même affolés de voir que Woody "remet ça" lorsqu'il fait passer la voiture télécommandée par dessus-bord pour récupérer Buzz. Mais, quand ils se rendent compte de leur erreur, il est trop tard, la voiture n'a plus de pile... mais Buzz a une fusée ! Qui va leur permettre à lui et Woody de "tomber avec panache" auprès d'Andy sur la banquette de la voiture.




"Tu n'es qu'un jouet !" Et alors ?!
C'est l'histoire de jouets, animés, qui plus est par ordinateur, et ils nous paraissent pourtant tellement vivants ! Parce que l'histoire fait résonner nos rêves d'enfants ? Sans doute. Grâce au talent de Pixar ? Certainement ! Plus que simplement animés, ces jouets sont animés de sentiments totalement humains ce qui ne peut que rendre leurs péripéties touchantes.

C'est pour eux un véritable besoin qu'un enfant joue avec eux -c'est ce pourquoi ils sont faits. Et ceci est accentué dans Toy Story 2 (1999) et davantage encore dans Toy Story 3 (2010) quand vient pour Andy le temps de déménager pour l'université. La jalousie de Woody prend alors tout son sens quand il est délaissé pour l'attrait de la nouveauté que représente Buzz. Son statut de jouet favori lui assurait une certaine place dans la petite communauté des jouets de la chambre d'Andy. C'est lui qui était à leur tête, qui présidait aux réunions et conférences sur "la corrosion du plastique" et autres sujets d'importance. Lui encore qui s'assurait que tous seraient bien en sécurité lors du déménagement, qui les rassurait quant au fait que personne ne perdrait sa place malgré l'arrivée de nouveaux jouets. Et, si l'arrivée de Buzz a contredit son assurance, les choses rentrent finalement dans l'ordre quand ils retrouvent tous deux leur place aux côtés d'Andy dans la voiture. Celui-ci, persuadé de les avoir égarés est fou de joie en les voyant dans le carton, tellement fou de joie qu'il ne se pose pas de question quant à leur soudaine réapparition ! Et vous ? N'avez-vous jamais retrouvé un jouet à un endroit évident alors que vous étiez pourtant persuadé de l'avoir perdu...

lundi 5 octobre 2015

Il était un personnage #8 : le Génie

Il était une fois
Edmund Dulac
Créatures des mythologies arabes, les jinns, djinns ou génies apparaissent notamment dans les Contes des 1001 nuits dont "Aladdin ou la lampe merveilleuse" fait partie, rapporté par le traducteur Antoine Galland au dix-huitième siècle. Dans le conte, Aladdin rencontre deux génies, l'un enfermé dans une bague qui le libère de la prison qu'est devenue la caverne où il a été envoyé chercher une lampe, qui renferme le deuxième génie. C'est grâce à ce dernier, le génie de la lampe, plus puissant que le premier qu'Aladdin prospère et épouse une princesse jusqu'à ce que l'oncle d'Aladdin qui lui avait joué un mauvais tour ne revienne se frotter à lui et ne subtilise la lampe. Grâce au premier génie, Aladdin va pouvoir récupérer la lampe et faire rentrer les choses dans l'ordre.
Made in Disney
Dans l'adaptation du conte par les studios Disney, il n'y a plus qu'un génie, prisonnier d'une lampe dissimulée dans la Caverne aux Merveilles. Comme dans le conte, Aladdin s'empare de cette lampe après avoir été trahi par celui qui l'envoie la récupérer pour son compte, ici le vizir Jafar déguisé en vieillard. Alors le Génie, d'apparence bleue et bonhomme, devient le serviteur d'Aladdin, lui accordant trois vœux. Seuls deux seront utilisés avant que la lampe ne change de mains pour atterrir dans celles de Jafar qui utilisent ses vœux pour assouvir sa soif de pouvoir. Soif qu'il veut étancher au point d'aller trop loin. Il demande à devenir lui-même un génie pour avoir les mêmes pouvoirs, oubliant que cela fera de lui l'esclave d'une lampe et des maîtres qui ses succèderont. Enfin, comme promis, Aladdin utilise son troisième et dernier vœu pour libérer le Génie, qui n'y croit pas jusqu'à ce que ses bracelets tombent ! Malgré l'euphorie d'une nouvelle vie qui s'offre à lui, c'est avec une grande émotion que le Génie quitte Aladdin, son prince.

Show devant !
Si le dessin animé porte le nom d'Aladdin, c'est plus pour le Génie que je l'apprécie, source intarissable qu'il est de blagues et de spectaculaire en tous genre. Il ne recule devant rien pour divertir ! Même si aucun souhait n'a été formulé ! Il joue toujours à fond la carte de la mise en scène si bien qu'on se trouve tour à tour propulsé dans un jeu télévisé, un clip musical, un défilé et j'en passe ! Avec son esprit vif, il a toujours un commentaire à faire, ce qui ne l'en rend que plus touche quand il devient muet d'émotion suite à la générosité d'Aladdin à son égard.
Le saviez-vous ?
La doublure française est excellente mais ça vaut le coup de mentionner l'acteur qui incarne le Génie dans la version originale du dessin animé puisque le rôle a été pensé et écrit dans l'espoir qu'il l'incarnerait ! Je veux parler de Robin Williams. Qui d'autre en même temps ? Aujourd'hui, il paraît impossible de dissocier les deux. Y aurait d'ailleurs presque une ressemblance dans le visage même si l'un d'eux est bleu ! Ce fut Eric Goldberg qui fut chargé par John Musker et Ron Clements d'animer le personnage du génie à partir de vidéos de one-man-show de Robin Williams dans l'espoir de l'intéresser au projet. Ravi du résultat et des possibilités offertes par l'animation, Robin Williams prend part à l'aventure donnant au Génie une belle profondeur car on le voit : le Génie c'est lui. On le reconnaît dans le personnage. Il me rappelle par exemple son rôle dans Madame Doubtfire, cette façon de jouer sans cesse, incarnant de multiples rôles, passant de l'un à l'autre en changeant de voix en un éclair ! Pour certains, le Génie est l'un des rôles clés de l'acteur. Robin Williams nous a quitté en 2014 mais restera à jamais le Génie de Disney et un génie à bien des égards, qui m'aura fait et me fera encore rêver... Alors, adieu, Génie, et merci pour les rires !
Hommage de E. Goldberg

"He was a real life genius and, boy, did he grant our wishes!'

dimanche 4 octobre 2015

Hors-série #1 : Brisby et le secret de NIMH

Ce dessin animé sorti en 1982 est l'adaptation du roman Mrs Frisby and the rats of NIMH (1971) de Robert C. O'Brien. Il a été réalisé par Don Bluth, un ancien animateur des studios Disney qui a travaillé entre autres sur Robin des Bois et Bernard et Bianca avant de lancer sa propre maison de production dont plusieurs classiques sont issus comme Le Petit Dinosaure ou encore Anastasia.

Une minuscule maman et de gros problèmes
Seule avec ses enfants depuis la récente mort de son époux, Jonathan, Mrs Brisby doit faire face à de gros ennuis. Son fils est malade et sur les conseils du docteur, Mr Ages, doit garder le lit plusieurs semaines sous peine de succomber à une pneumonie. Mais vient le temps des moissons et Brisby et sa famille, tout comme le reste des habitants des champs, vont devoir se préparer au Grand Déménagement. Pour gagner du temps, Tatie Musaraigne sabote le tracteur et envoie Brisby rencontrer le Grand Hibou pour recueillir son conseil. Mais les hiboux mangent les souris et c'est donc avec une grande appréhension que Brisby se rend dans sa sombre demeure.

Le hibou ne fera pas de Brisby son repas et avant de s'envoler en secouant les toiles d'araignées de ses ailes, il l'envoie voir les rats qui vivent sous le rosier sous l'égide de Nicodemus. Ce dernier a bien connu Jonathan puisqu'ils étaient prisonniers de NIMH en même temps, où ils ont subi les expériences des hommes. Nicodemus explique comment les injections les ont rendus intelligents, comment ils ont ensuite finis par utiliser les technologies humaines et en particulier l'électricité. Comme c'est grâce à Jonathan que les rats ont pu s'échapper de NIMH, Nicodemus promet d'aider Brisby à bouger sa maison pour les mettre à l'abri du tracteur sans que Timothée ait à sortir. Cependant, Jenner, l'un des rats, veut profiter de l'occasion pour provoquer un accident qui le débarrassera de Nicodemus -avec les idées duquel il n'est pas d'accord. Peu lui importe de mettre les enfants de Brisby en danger. Pour lui les souris sont de la vermine. Mais Brisby a de son côté Justin, le capitaine des gardes, et les rats qui étaient fidèles à Nicodemus, ainsi que le médaillon légué par Jonathan. Ce médaillon donne un grand pouvoir aux cœurs courageux. Alors, ainsi armée, Brisby peut sauver sa maison et ses enfants de la boue qui les ensevelit.






Les rats de NIMH
Le laboratoire de NIMH (National Institute for Mental Health) s'inquiète du comportement des rats puisqu'ils ont contacté les fermiers alentours pour leur demander s'ils avaient remarqué quoi que ce soit qui sorte de l'ordinaire dans leur comportement. Et alors, que la fermière dit qu'elle n'a rien remarqué, des rats courent le long de sa fenêtre... sur deux pattes et avec un fil électrique qu'ils ramènent dans le rosier qui cache l'entrée de leur repère. C'est là l'origine de la discorde au sein de la colonie de rats. Nicodemus, Justin et les leurs veulent suivre le Plan et déménager avant que les fermiers ne se rendent compte de leur évolution ; pour eux, voler l'électricité des fermiers est indigne. Jenner en revanche voudrait continuer à vivre sous le rosier aux dépens des fermiers. Alors quand Brisby leur apprend que NIMH doit venir dératiser la zone, ça n'arrange pas Jenner. C'est en risquant sa peau pour endormir le chat, Dragon, que Brisby a appris cette nouvelle mais Jenner n'en a cure et ne reculera devant rien. Il met son plan à exécution pour tuer Nicodemus et réussit. Il faudra Justin et le retour de conscience de son allié pour arrêter Jenner, dont on se rend finalement compte de la trahison.
Finalement, tout est bien qui finit bien -du moins, pour notre héroïne. Sa maison est installée dans un charmant sous-bois au bord d'un petit ruisseau et Timothée se remet doucement, piétinant d'un côté de la fenêtre tandis que le reste de sa famille profite du soleil de l'autre -Brisby se faisant bander les mains par sa fille aînée pour en guérir les brûlures. Quant aux rats, on apprend que Justin a pris la suite de Nicodemus à leur tête et on suppose donc qu'ils ont mis le Plan à exécution.

Don Bluth, l'autre homme à la souris (source : Caroline Siede)
Bluth fut engagé par les studios Disney en 1955 comme assistant sur La Belle au Bois Dormant auprès des Nine Old Men de "l'Âge d'Or" Disney. Bluth quitte les studios pour un temps et quand il est de nouveau engagé en 1971, Walt Disney est décédé quelques années plus tôt laissant un vide derrière lui. Ce n'est pas une période faste pour l'animation chez Disney et Bluth remet vivement en cause les conditions de travail. En 1979, lui et son collègue Gary Goldman donnent leur démission. D'après Goldman, Bluth serait parti en disant que s'ils n'avaient pas pu faire une différence en travaillant chez eux, il pourraient peut-être faire une différence en entrant en compétition avec les studios, que ça les ferait travailler plus dur ! Ainsi, le premier long-métrage de Bluth est celui-ci, Brisby et le secret de NIMH, dont le personnage principal est justement une souris ! Si le succès n'est pas commercial, il est critique. Ainsi, Bluth prouve qu'il a le potentiel d'un vrai rival pour Disney, un statut confirmé lors de ses deux collaborations avec Spielberg pour Fievel et le Nouveau Monde et Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles. Bluth n'hésite pas à traiter de sujets graves et ses films peuvent être sombres -loin de l'univers souvent édulcoré préféré par les studios Disney, à l'exception peut-être de Poucelina qui reprend les codes des histoires de princesses Disney. Mais, le règne de Bluth ne s'établira jamais vraiment puisqu'en 1989 sort La Petite Sirène qui lance la "Disney Renaissance". Renaissance peut-être due au défi lancé par Bluth dix ans plus tôt, qui sait?

Le saviez-vous ?
Le titre du roman qui a inspiré le dessin animé est, comme précisé en introduction, Mrs Frisby and the rats of NIMH. Cependant, les producteurs du dessin animé pensant que ce nom rappelait trop les jouets de marque déposée Frisbee, ont préféré changer le nom de l'héroïne pour Mrs Brisby et éviter les ennuis !