Mickey

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Prochainement

- Monstres & Cie (2002)

- Il était une héroïne #6 : Tiana

- Robin des Bois (1973)

- Il était un personnage #11 : Mufasa

- 1001pattes (1998)

- Il était une héroïne #7 : Raiponce

- Hors-série #5 : Spirit, l'étalon des plaines

NB : Le référencement des illustrations est en cours... mais ça risque de prendre un peu de temps !

samedi 18 avril 2015

Bernard et Bianca au Pays des Kangourous (1990)

Il était une fois... l'Australie
Cette suite aux aventures de Bernard et Bianca est la première réalisée par les studios Disney et elle n'a pas été adaptée d'un autre roman de Margery Sharp mais les studios sont allés chercher de l'inspiration ailleurs pour une toute nouvelle aventure, plus loin qu'ils sont jamais allés : l'autre bout du monde ! Et toutes ses étrangetés ! Ses paysages si représentatifs, l'outback, ses sons étranges, sa dangerosité... Et tous ses animaux bizarres et uniques : goanas, kangourous, koalas, kookaburras, wombats, échidnés, écureuils volants, rats-kangourous, ornithorynques, sans oublier les crocodiles, serpents et autres araignées monstrueuses ! Mais ils nous épargnent ces dernières !
Mais l'animal le plus important de Bernard et Bianca au pays des kangourous c'est l'aigle, Marahute. A priori, rien de si extraordinaire à un aigle comparé à tous ces autres animaux qui nous semblent si étranges. Mais Marahute est un aigle géant et elle a un magnifique plumage aux reflets d'or ! Pour cette aigle, ils se sont inspirés de l'aigle géant de Haast qui tient son nom de Julius von Haast qui rédigea une description des restes d'un spécimen en 1871. Bien sûr, les aigles de Haast n'étaient pas aussi grand que Marahute mais une femelle pouvait tout de même atteindre les 15 kg et une envergure de 2,6 m, peut-être 3. Disons, que l'adjectif "géant" qui qualifie cet aigle les a lancés ! Cet aigle n'était pas australien mais venait de Nouvelle-Zélande, un peu plus au sud.

Made in Disney
Tout commence un matin quand Cody entend le signal d'alarme lancé par les animaux de l'outback australien où il vit. Alors discrètement, il sort de chez lui pour leur venir en aide. C'est une femelle kangourou qui a donné l'alerte : Marahute, la grande aigle a été capturée et est retenue prisonnière en haut d'une spectaculaire formation rocheuse. Ni une, ni deux, Cody entame l'ascension de la falaise pour libérer l'aigle. Mais, apeurée par le canif, celle-ci commence à s'agiter et quand enfin ses ailes se libèrent, elle pousse involontairement Cody dans le vide. Cependant, Marahute ne laisse pas son sauveur aller s'écraser au sol et le rattrape au vol, l'emmenant dans une superbe balade. Puis, montrant sa confiance au petit garçon, elle l'emmène jusqu'à son nid où trois œufs attendent le moment d'éclore. Cody comprend que le père est mort et que Marahute sera seule pour élever ses petits. Avant de le déposer, Marahute lui offre une de ses plumes dorées : c'est le début d'une belle amitié.
Mais, sur la route du retour, Cody tombe dans un piège et c'est là qu'arrive McLeach et Joanna à bord de leur char. Cody comprend vite qu'il a affaire avec un braconnier et menace de le dénoncer -pas très malin ! Alors McLeach l'embarque, d'autant qu'il a repéré la plume de Marahute et veut savoir elle se cache ; c'est lui qui a abattu l'autre aigle et il a lui aussi une plume pour le prouver. Un S.O.S. est lancé pour Cody dès l'enlèvement. Après un transit par les îles Marshall, Hawaii, Los Angeles, le message arrive finalement à New York où Bernard et Bianca dînent sur le lustre d'un somptueux restaurant. Bernard a dans l'idée de faire sa demande à Miss Bianca mais il a du mal à se lancer et l'arrivée du message va couper court à ses essais quand il se retrouve à nouveaux au QG de S.O.S. Société, Miss Bianca déjà prête à partir pour l'Australie !
Chez Albatros Airlines, Wilbur a remplacé Orvil mais, malgré la tempête qui fait rage il accepte de les emmener en Australie -en faisant une pause par un vol long-courrier jusqu'à Sydney ! Puis, enfin, ils arrivent dans l'outback où la piste est trop courte mais où ils pourront quand même se poser sans trop de heurts grâce à l'ingéniosité de Jack le dipodomys -ou rat kangourou. Celui-ci va leur servir de guide car il connaît bien la région ; au grand dam de Bernard qui commence à douter de lui face à cet aventurier qui fait du charme à Bianca... Tandis que lui tombe dans un buisson de bogues épineuses, Jack capture un serpent pour leur faire traverser le billabong. Tandis que Bernard peine à rester en selle sur sa luciole, Jack la manie de main de maître !


Pendant ce temps, chez McLeach, Cody se fait questionner par le braconnier mais il tient bon, refusant de lui révéler quoi que ce soit. De retour dans sa cage, il rencontre les autres captifs : koala, kangourou, le lézard à collerette, Franck, un tantinet névrosé -quoi qu'il y a de quoi quand on risque de finir en sac-à-main... Leur habile tentative d'évasion échoue mais McLeach finit par relâcher Cody avec une idée derrière la tête. Lui annonçant la capture de Marahute par d'autres, il fait mine de se demander comment pourront survivre les œufs. Entendant ceci, Cody se rend au nid pour trouver les petits et McLeach n'a plus qu'à le suivre.
Dans le nid, Cody rencontre enfin Bernard et Bianca, et Jack., puis en entendant Marahute revenir, il comprend la supercherie. Mais il est trop tard, McLeach vise et attrape l'aigle en plein vol. Puisqu'il essaye de la libérer, Cody se retrouve à nouveau dans la cage, cette fois avec Bianca et Jack. Bernard se retrouve séparé du reste du groupe mais il n'abandonne pas ! Confiant les petits à Wilbur, il fait appel à l'aventurier en lui et dompte un cochon sauvage pour venir en aide à ses amis.
C'est au repère des crocodiles -clin d'oeil à Medusa ?- qu'il les retrouve, McLeach prêt à leur jeter Cody. Mais, finalement, c'est lui qui fini à l'eau et chute du haut de la vertigineuse cascade. Cody est en passe de suivre le même chemin mais Marahute est là pour le rattraper, encore une fois. Une fois tous sains et saufs sur le dos de Marahute, Bernard n'attend plus une seconde de plus et demande Bianca en mariage qui accepte sous les compliments d'un Jack bon joueur !
Deux souris à l'autre bout du monde
Bernard et Bianca au pays des kangourous est la première suite réalisée par les studios Disney pour l'un de leurs Grands Classiques. On y retrouve bien évidemment les deux souris aventurières, Bernard toujours plus hésitant que Bianca mais qui s'affirme encore davantage dans cette suite ! On change d'albatros pour Wilbur un brin rocker sur les bords et un tantinet moins professionnel que son prédécesseur ! Il donne au long-métrage quelques scènes mémorables dans un hôpital de brousse où il est "soigné" pour son dos.
Et, surtout, avec Jack, le duo devient un trio ! Personnage particulièrement savoureux, Jack est une sorte d'Indiana Jones mode rongeur : il a le chapeau et il a -si ce n'est le fouet- le lasso, que voulez-vous de plus ?!
Mais Bernard et Bianca au pays des kangourous c'est aussi l'arrivée d'un nouveau grand méchant qui s'en prend cette fois avant tout aux animaux mais toujours pour les mêmes raisons : l'appât du gain et qui pour sa peine finit aussi aux crocodiles ! Accompagné de la stupide Joanna, ils forment un duo répugnant dans lequel le varan amène un peu de légèreté par son idiotie. Le char conduit par McLeach apparaît dans le film comme un monstre à part entière, grondant, rugissant sur une musique récurrente. Comme avec Medusa et Penny dans le premier film, les vices de McLeach sont opposés aux vertus d'un enfant, le petit Cody, qui dédie sa toute jeune existence à porter secours aux animaux et qui en est récompensé. Récente, son amitié avec l'impressionnante Marahute n'en est pas moins forte et les deux feraient tout l'un pour l'autre.
L'autre personnage important de l'histoire c'est l'Australie elle-même. Pour moi elle a toujours été fascinante et plein d'attrait, presque comme un monde imaginaire, mais qui existe bel et bien. Et pourtant, lorsqu'on est enfant, tout là-bas paraît étrange : les paysages comme les animaux. Cette étrangeté, cet exotisme, Disney a su en tiré parti en peuplant son dessin animé de tout ces animaux qu'on ne trouve que là-bas et  de ces paysages si particuliers : de Uluru qui semble sorti de nulle part au billabong, magique dans le crépuscule, en passant par Sydney. Même l'environnement sonore est différent ! On insiste sur les bruits d'insectes et on entend des instruments aborigènes tel le didjeridoo ! On a presque l'impression de ressentir la chaleur qu'il peut faire là-bas...

mardi 7 avril 2015

Il était une héroïne #1 : Blanche Neige

Après "Pseudo-féminisme envers et contre Disney" sur La Magie des Histoires, j'avais annoncé avoir l'intention de poursuivre dans cette voie avec une série consacrée aux héroïnes Disney. Alors, puisqu'elle est la première d'une longue lignée, je vais commencer avec Blanche Neige et nous allons voir qu'elle ne se limite pas à un joli minois qui fait le ménage comme certains le pensent !

Beauté extérieure ou beauté du cœur ?
Avant toute chose, il me paraît essentiel d'insister sur le fait que la beauté physique de Blanche Neige n'est pas sa seule qualité et certainement pas la plus importante. En effet, il ne faut pas oublier que ce film parle de deux femmes : Blanche Neige et la reine. Et de ces deux femmes, le miroir magique dit qu'elles sont belles, Blanche Neige détrônant tout juste sa belle-mère, la rendant folle de jalousie et la lançant dans une quête meurtrière. Au final, cette "qualité" elle l'ont toutes les deux mais, à la différence de la reine, Blanche Neige est également belle de cœur et c'est ça qui fait la différence lorsqu'elles se retrouvent en difficulté. La reine tombe du haut d'une falaise pour aller s'écraser en bas et les vautours n'attendent pas que sa dépouille refroidisse pour se servir. En ce qui concerne Blanche Neige, c'est différent. Voyant ce qui se passe, tous les animaux de la forêt courent prévenir les nains qui à leur tour mettent tout en œuvre pour venir au secours de leur amie. Personne ne vient au secours de la reine, elle n'a pas d'amis, juste des serviteurs pétris d'effroi : le chasseur, le corbeau, les vautours qui se retournent finalement contre elle.

"Sifflez en travaillant !"
L'autre chose qui est reproché à Blanche Neige c'est évidemment qu'elle fait le ménage ! Il faut bien que quelqu'un le fasse ! Et puisque les nains sont apparemment des petits porcs mais qu'elle a besoin de rester chez eux pour sauver sa peau, elle va s'y coller. Elle n'attend pas qu'ils rentrent du boulot pour les convaincre de la cacher, elle prend les devant et leur rend service pour prouver sa bonne foi. De plus, elle croit d'abord qu'il s'agit d'enfants vivant seuls à cause de la taille des meubles ! Et puis qu'est-ce que ça veut dire ça, de s'en prendre aux gens qui font le ménage ?! Alors, au lieu de crier au scandale, expliquez donc à vos enfants que Blanche Neige fait le ménage pour aider en échange d'un service et non parce qu'elle est une femme ! Ça fera peut-être plus avancer le schmilblick ! C'est vrai qu'elle pourrait aussi aider les nains à la mine mais je ne pense pas qu'elle rentre à l'intérieur...

Finalement, même Grincheux est conquis
Blanche Neige touche au cœur tout ceux qu'elle côtoie (sauf la reine, évidemment). Le chasseur l'épargne, les animaux la guident jusqu'à la cabane dans les bois et l'aident à faire le ménage, les nains l'accueillent et malgré toutes ses protestations, Grincheux tombe sous le charme. Pourtant il apparaît d'abord comme le pire des misogynes : "C'est une femme ! Et les femmes c'est du poison !" dit-il. Et finalement, il est celui qui prend les devant pour mener les nains à la rescousse de Blanche Neige et le seul à franchement sangloter devant son corps inerte, et le seul à lui envoyer des baisers lors de son départ avec le prince. Comme quoi, rien n'est jamais perdu !
En ce qui concerne le prince, certes, il ne la connaît pas assez pour tomber amoureux d'elle grâce à autre chose que sa beauté, mais j'ai envie de dire elle non plus. Mais c'est un conte de fée, alors les coups de foudre et les heureux pour toujours ça fait partie du panier. Si ça ne vous plaît pas, laissez-tomber les contes de fées, ça ira plus vite. D'autant qu'au final, ce n'est pas vraiment ça qui compte dans cette histoire : le prince n'y apparaît que très peu. Ce qui fait l'histoire de Blanche Neige et les Sept Nains c'est avant tout l'opposition entre ces deux personnages féminins. Finalement, ce sont ces pseudo-féministes, les mêmes qui s'indignent du traitement de l'héroïne, qui la réduisent à moins qu'elle n'est.

Le saviez-vous ?
Blanche Neige et les Sept Nains fut en 1937 le premier long-métrage d'animation jamais réalisé et pour la première fois, des personnages humains allaient être mis en scène. Pour obtenir un résultat réaliste, les animateurs ont travaillé à partir de photos de véritables acteurs. Ainsi, Blanche Neige a été interprétée par Marjorie Belcher, plus tard connue sous le nom de Marge Champion, une danseuse.
Bien que qualifié de "folie" durant sa production, Blanche Neige et les Sept Nains remporta un Oscar d'honneur à Walt Disney avec la mention suivante : "For Snow White and the Seven Darfs recognized as a significant screen innovation which has charmed millions and pioneered a great new entertainment field." La statuette traditionnelle est accompagnée de sept autres plus petites !


mardi 3 mars 2015

Bernard et Bianca (1977)


Il était une fois... S.O.S Société

Margery Sharp commence une série de livres pour enfants en 1959 avec The Rescuers, suivi en 1962 de Miss Bianca, puis de plusieurs tomes intitulés Miss Bianca --ceci ou Bernard --cela, mettant en scène les souris qu'elle a créées dans de nouvelles aventures. Bernard et Bianca travaillent pour la Mouse Prisoner's Aid Society qui œuvre pour la libération de prisonniers à travers le monde. Si les studios ont conservé le titre The Rescuers, c'est plutôt le deuxième roman Miss Bianca qui leur sert de base, bien que Bernard n'y ait qu'un rôle mineur. Le roman raconte l'histoire de la libération d'une petite fille nommée Patience qui a été kidnappée et qui est retenue par une horrible duchesse dans sa demeure, le Palais de Diamant. Patience est la dernière d'une longue liste d'enfants qui, comme elle, ont été kidnappés et utilisés comme esclaves avant d'être tués, il faut croire. Mais bien des obstacles se dressent entre Bianca et Patience, à commencer par les deux énormes chiens de chasse de la duchesse ! Plus que ces molosses, la duchesse a à son service un majordome au passé douteux qui la seconde dans ses crimes. Miss Bianca ira de rebondissements en rebondissements pour mener sa mission à bien mais tout finira par s'arranger !
Made in Disney
Dans le dessins animé, la petite Penny envoie un S.O.S dans une bouteille qu'elle lance à la mer. Le message arrive jusqu'à la S.O.S Société, une association de souris se réunissant dans les locaux des Nations Unies pour porter secours aux enfants en difficulté dans le monde. Représentant la Hongrie, Miss Bianca, belle petite souris blanche se propose pour la mission et choisit Bernard, le concierge, pour l'accompagner. Pris de court, ce dernier accepte mais n'est guère rassuré - l'aventure n'est pas son domaine ! Les deux souris ne traînent pas et se rendent directement à l'orphelinat où se trouvait Penny. Ils y rencontrent le chat Rufus qui était l'ami de Penny et qui leur raconte ce que lui disait Penny, les menant sur la piste d'une certaine Medusa. Bernard et Bianca sont témoins d'une conversation téléphonique de Medusa, confirmant qu'elle détient Penny dans le Bayou du Diable. Ils tentent de s'infiltrer dans ses bagages mais échouent devant alors se tourner vers Albatros airlines pour faire le voyage !
Pendant ce temps dans le Bayou du Diable, Penny tente de s'échapper des griffes de Médusa et son sbire, Snoops. Bien vite, les deux compères se rendent compte de son absence et lancent les crocodiles apprivoisés de Médusa, Néron et Brutus, à ses trousses pour la ramener - ce qu'ils ne tardent pas de faire. Penny se voit forcer de capituler et promet à Médusa qu'elle essaiera à nouveau de récupérer l’Œil du Diable, le diamant que Médusa désire, si celle-ci s'engage à la ramener à l'orphelinat ensuite. Témoins de la scène, Bernard et Bianca infiltrent le bateau pour venir en aide à Penny. Ils l'accompagnent donc dans la grotte qui renferme le diamant pour l'aider à chercher et finissent par le trouver dans un crâne  au fond de la grotte.
De retour dans le bayou, Médusa s'est moqué de tous. Elle ne compte pas honorer sa promesse à Penny, encore moins partager avec Snoops alors c'est la rébellion ! De son côté, la libellule Evinrude, qui avait amener Bernard et Bianca jusqu'au bateau de Médusa, a prévenu les animaux du bayou de ce qui se passe pour qu'ils viennent aider Penny et les souris. Le plan de Bernard et Bianca pour enfermer les crocodiles dans le monte charge a fonctionné : un problème en moins ! Enfin, ça dépend pour qui car ils finissent par ressortir quand le bateau explose avec les fusées d'artifice et Médusa se retrouve perchée sur l'une des cheminées, les deux crocodiles attendant en bas en claquant des mâchoires ! Quant à Penny, elle peut donc s'enfuir sur le scooter de Médusa, le diamant caché dans son ours en peluche, Teddy !
Finalement, par les informations télévisées, on apprend que le diamant a trouvé sa place dans un musée, que Penny a trouvé un foyer et avec elle, Rufus le chat de l'orphelinat. Les souris de S.O.S Société sont fières de cet exploit et Bianca n'a qu'une hâte repartir en mission avec Bernard !

Une souris blanche qui courait dans le bayou...
Bernard et Bianca est une agréable aventure pleine d'humour et de personnages savoureux et attachants. Les deux petits héros déjà qui forment un duo improbable mais qui fonctionne. Bernard est le concierge de S.O.S Société. A priori, rien ne le destinait à aller sur le terrain et il n'est pas particulièrement rassuré ! D'un naturel peureux, il sursaute au moindre bruit mais n'hésite pourtant pas à s'exposer au danger et montre son courage en participant activement à l'enquête malgré ses nombreuses peurs. Bianca elle est bien plus intrépide. Elle aurait presque un côté insouciant car au début, la peur ne semble pas l'atteindre, seule compte l'excitation de la mission. Mais elle prend ses devoirs au sérieux et met tout en œuvre pour retrouver Penny. En fin de compte, Bernard et Bianca se complètent et forment un duo équilibré.
N'oublions pas les deux pilotes de choc du dessin animé ! Nous avons un albatros loufoque pour les vols long courrier, Orvil, et la libellule Evinrude qui fait office de moteur pour la feuille qui sert de barque à Bernard et Bianca pour rejoindre le bateau de Médusa !
Le dessin animé propose aussi une méchante assez collector dans le look ! Le nom choisi est déjà significatif puisque c'est un clin d’œil à la gorgone de la mythologie. Le maquillage criard, la démarche ultra chaloupée ! Et pour la touche de ridicule, elle a pour animaux de compagnie deux crocodiles mais grimpe au plafond à la vu de deux souris ! La façon dont Médusa enlève ses faux-cils avant de se démaquiller m'a longtemps perturbée quand j'étais petite fille ! Elle semble se démaquiller comme un reptile changerait de peau. Médusa est une sorte de dragon. Elle ne communique qu'en hurlant et fulminant et si elle est calme c'est qu'elle essaye de soutirer des faveurs ou qu'une menace couve... Mais elle n'est pas le seul monstre de l'histoire puisqu'elle est accompagnée de deux crocodiles. Sans surprise, ils sont -avec les occasionnelles chauves-souris- les seuls animaux non doués de parole dans le dessin animé. Ils ne sont que des bêtes sans sentiments, des monstres à l'inverse de Bernard et Bianca, Rufus ou encore des petits habitants du bayou. Evinrude non plus ne parle pas mais il communique en mimant, rappelant le nain Simplet.